
LIMBO
Historique des prix
36 derniers mois · mis à jour chaque jourLes prix couvrent Steam et 39 boutiques agréées ; seules les offres vérifiées sont comptabilisées. La courbe montre les minimums hebdomadaires du marché et le prix officiel Steam sur les 36 derniers mois.
L’historique des prix est enregistré en USD. Les montants affichés sont convertis en EUR au taux BCE du 2026-10-14 et sont indicatifs ; la page de la boutique indique ce que vous payez réellement.
01À propos de LIMBO
Inquiet du sort de sa sœur, un garçon entre dans LIMBO. Cette aventure solo sur Steam PC suit son parcours et l’incertitude qui entoure sa sœur. Évaluation des joueurs : 91%% d’avis positifs sur 40 831 avis. Date de sortie : 2 août 2011.
Équipe
Plus bas enregistré sur 36 mois
≈ 0,00 €2025-05-29 · Epic Game StoreJeu de base · mêmes données que le graphique ci-dessus ; historique en USD, pas un plus bas régional Steam.Langues prises en charge
| Langue | Interface | Sous-titres | Audio |
|---|---|---|---|
| Chinois simplifié | Oui | — | — |
| Chinois traditionnel | Oui | — | — |
| Anglais | Oui | — | — |
Afficher 11 langues supplémentaires
| Langue | Interface | Sous-titres | Audio |
|---|---|---|---|
| Français | Oui | — | — |
| Allemand | Oui | — | — |
| Italien | Oui | — | — |
| Japonais | Oui | — | — |
| Coréen | Oui | — | — |
| Portugais | Oui | — | — |
| Espagnol | Oui | — | — |
| Polonais | Oui | — | — |
| Portugais (Brésil) | Oui | — | — |
| Russe | Oui | — | — |
| Turc | Oui | — | — |
Données de l’édition Steam PC · 2026-10-15
02Avant d’acheter
Mode et langues
La version Steam sur PC indique un mode solo et une prise en charge complète des manettes. L’anglais et le chinois figurent parmi les langues d’interface répertoriées.
Point de départ
Le point de départ suit un garçon qui entre dans LIMBO, alors que le sort de sa sœur demeure incertain.
03Questions fréquentes
De quoi parle LIMBO ?
Un garçon entre dans LIMBO alors qu’il cherche sa sœur, dont le sort reste incertain.
Peut-on jouer seul ?
Oui. Le mode solo est indiqué pour la version Steam sur PC.
Les manettes sont-elles prises en charge ?
Oui. La version Steam sur PC prend entièrement en charge les manettes.
Avis Steam populaires
Sélection dans la langue d’origine · 10 avisLes avis utiles sélectionnés dans cette langue comprennent des recommandations et des critiques. Ils ne représentent pas la note positive globale ; les opinions concernent la version évaluée.
Limbo ! Ça me fend le cœur de n'avoir qu'un choix binaire dans la notation, mais je ne peux pas me résoudre à recommander un jeu à 10€ fini en 2-3 heures. Le gameplay est créatif, à la fois simple et efficace, mais la simplicité des énigmes fait justement du jeu un prototype artistique plus qu'un réel puzzle game. Et en tant qu'expérience visuelle, est-il vraiment si génial ? S'il est plutôt socialement bien vu d'encenser Limbo, mon âme d'éternel blasé n'est plus vraiment touchée par ce type d'univers burtonesque vu et revu, mais restons objectif. Sombre, épuré, teinté d'une violence à la fois poétique et cynique, que du bon, mais il souffre de ce qui pourtant fait sa belle réputation : son univers, auquel, finalement, il se résume. Là où un World of Goo renouvelle en permanence sa charte graphique et nous transporte d'un monde à l'autre sans perdre le ton tout en proposant un minimum de défi, Limbo se contente de nous faire traverser pendant trois heures les mêmes marécages semi-industriels post-apocalyptiques. On marche, on saute, on marche, on saute, on pousse les éternelles caisses de n'importe quel puzzle game pour monter sur les éternelles échelles de n'importe quel puzzle game et se balancer sur les éternelles cordes de n'importe puzzle game. Le gameplay est efficace, oui, mais il n'invente rien, et parfois se réduit à du die and retry pas particulièrement prenant ou amusant ; on se contente de visiter un monde certes très réussi visuellement mais qui ne propose rien d'autre qu'une ambiance qu'on finit par trouver redondante au bout de deux heures faute de renouvellement. Il est pourtant rond et bien fait, n'importe qui sentira la patte de développeurs talentueux et perfectionnistes. Le jeu aurait coûté 2.99€, il aurait eu son thumb up. Mais à 10€, il n'est clairement pas dans sa gamme. À ce prix, ce qu'il nous propose comme unique contenu ne devrait être qu'un chapitre parmi d'autres. À choper en promo. (:Afficher plusAfficher moins
Limbo m'a permis de comprendre que, définitivement, les jeux de plate-forme, ce n'est pas mon truc. Ils nécessitent une dextérité que je n'ai pas : attraper une corde pile au bon moment, sauter à la seconde propice, etc. Dextérité que je pourrais acquérir à force d'entrainement et de persévérance je suppose, sauf que ça ne m'intéresse pas et ne me procure aucun plaisir. Au contraire, je sors souvent d'une séance d'un jeu de ce type totalement énervée d'avoir eu à recommencer 12 fois le même passage. Pourquoi je vous parle de ce jeu alors ? Eh bien malgré le fait que je me suis arraché les cheveux 50 000 fois (oui maintenant j'erre comme une âme en peine dans les rues de Paris ... CHAUVE), qu'arrivée au tiers du jeu j'ai abandonné l'idée de le finir en jouant et que j'ai jeté mon dévolu sur une vidéo d'un type jouant au jeu pour découvrir comment ça finissait. Ce jeu m'a néanmoins marquée et je me devais donc de vous en faire part (après tout, vous, vous n'êtes peut-être pas allergique aux jeux de plate-forme). Limbo c'est essentiellement un univers tout en noir et blanc et niveaux de gris, à la fois minimaliste et puissant. Pour comprendre dans quoi on s'embarque, laissez-moi vous raconter mes premiers pas dans Limbo. J'ai acheté le jeu lors d'une xème promo sur Steam ou dans un Humble Bundle quelconque, je ne me souviens plus. Comme bien souvent, j'ai laissé fermenter le jeu dans ma bibliothèque Steam. Je l'ai oublié. Puis un jour, je l'ai installé sur mon PC, sans trop savoir de quoi il allait retourner, j'avais bien dû voir le trailer, lire le synopsis, peut-être même survolé l'un ou l'autre test au moment de l'achat, mais tout cela m'était sorti de la tête. Donc je lance ma première partie. Ok, je joue donc un petit garçon qui se réveille tout seul dans une forêt un peu creepy. Il est tout mignon et a l'air gentil ce garçon, un peu niais aussi. Ça se joue au clavier avec les touches flèches. On peut aussi sauter et tirer ou pousser des éléments comme une boite en bois, un bateau, une corde, etc. L'environnement est en 2D. Jusque là tout va bien. J'avance donc vers la droite la la la schtroumpf la la ... Et puis soudain CLAC mon petit personnage se fait violemment couper la tête par un piège à ours ! Le ton est donné. Limbo propose des séquences de type puzzle game avec des situations bloquantes (et dangereuses) à résoudre. On meure beaucoup. Et on réessaie. Les puzzles ne sont pas compliqués en soi (enfin en tout cas jusque là où je suis arrivée; dans la vidéo du reste du jeu que j'ai vue, ça avait l'air de devenir vraiment chiadé) mais nécessitent parfois de s'y reprendre à plusieurs fois (en y laissant sa tête et/ou son intégrité corporelle bien souvent) pour comprendre où le jeu veut nous amener. La fin ouvre la voie à plusieurs explications, ce qui est assez enthousiasmant, surtout pour un jeu dont le gameplay est unidirectionnel. Limbo est un jeu que je conseille pour son atmosphère, sa cruauté, son orientation graphique très simple mais très léchée et sa fin à multiples interprétations. Il est assez court (dépendant de si vous mourrez beaucoup ou pas, entre 3 et 6h). Il existe aussi un système de trophées sous forme d’œufs à récupérer. Si certains se trouvent facilement d'autres nécessiteront de sortir du chemin le plus direct. Un petit bijou du développeur indépendant Playdead. Plus ici : https://dragongalactique.com/2014/09/27/limbo-playdead/Afficher plusAfficher moins
Malgré des atmosphères intéressantes tout au long de l'aventure, qu'elles soient sombres ou plus apaisantes, et une OST de très bonne qualité, je ne peux malheureusement pas recommander ce jeu en raison de plusieurs aspects négatifs liés à la jouabilité et à mon expérience globale. Tout d'abord, l'assignation par défaut des touches clavier est, selon moi, très mal pensée. Le jeu impose d'utiliser les flèches directionnelles pour déplacer le personnage et Ctrl Droite pour interagir avec des objets (pourquoi cette touche ??), sans possibilité de les modifier. J'aurais nettement préféré utiliser les touches ZQSD pour se déplacer, Espace pour sauter et une autre touche que Ctrl pour interagir, mais, contrairement à la majorité des jeux où l'on contrôle un personnage, ces options ne sont tout simplement pas disponibles. Cette contrainte a rendu certains passages inutilement frustrants, car même en connaissant la solution, le contrôle du personnage restait pénible et imprécis. Ensuite, un autre problème notable concerne la balance sonore. Les sons émis par les scies circulaires lorsqu'on meurt dessus sont beaucoup trop forts par rapport au reste de l'environnement sonore, rendant l'expérience parfois désagréable, voire agaçante. Enfin, l'élément qui m'a le plus déçu reste le gameplay lui-même, que j'ai trouvé monotone et répétitif. La difficulté est mal dosée et les mécaniques se répètent sans réelle variation : on court, on saute, on grimpe sur les mêmes caisses, on escalade les mêmes échelles, et ainsi de suite. Bien que le jeu repose principalement sur son ambiance, le manque de diversité dans les situations et les décors rend l'expérience rapidement lassante. Pour terminer, je trouve que le prix de 10 € est trop élevé par rapport au contenu proposé. Une fourchette entre 3 et 5 € me semblerait plus appropriée pour ce type d'expérience. En conclusion, même si Limbo propose une direction artistique soignée et une atmosphère très immersive, ces points ne suffisent pas à compenser une jouabilité rigide et un gameplay répétitif. C'est d'autant plus regrettable que j'ai beaucoup apprécié Inside, du même développeur, qui offre une expérience similaire mais bien mieux maîtrisée. Merci de m'avoir lu ! :)Afficher plusAfficher moins
Limbo ne date pas d'hier, et bien que je l'ai fini il y a bien longtemps, j'ai pu revivre l'aventure il y a peu avec Barb, ce qui m'a donné envi de pondre une évaluation tardive sur ce petit bijoux du jeu indépendant. Le jeu vous envoi sans prologue, sans intro, sans tuto, au coeur du jeu. Vous dirigez un petit garçon au sein d'un monde étrange, lugubre à l'esthetique noir et blanc et fantastique. Le but sera de progresser tant bien que mal de par votre condition de frêle petit enfant. Parceque si c'est pas Francis H. qui voudra vous buter, ce sont des araignées géantes, des scies, des presses, des indigènes chelou et j'en passe. Le jeu se déroule sur un plan en 2D et vous devrez résoudres les petites énigmes qui vous seront imposés pour parvenir à la fin du jeu. Le gameplay est simple, mais maitrisé. L'ambiance excellente, les énigmes rarement difficile mais toujours juste et bien amené. Inutile de s'attarder dans un long épilogue. Le jeu est trouvable pour trés peu cher, et sa suite spirituel Inside saura vous contenter si vous êtes en manque de ce genre d'experience originale. + Atmosphère unique Enigmes bien conçu - Trés court (3h environ)Afficher plusAfficher moins
Le jeu propose une ambiance très oppressante, qui honnêtement est très jolie, la DA est vraiment soignée sur ce point. Les niveaux sont bien construits, et proposent un vrai challenge pour avancer. Du coup, pourquoi je ne recommande pas? Car c'est LENT. Certes, c'est bien de réfléchir pour avancer. Mais l'absence totale de musique, bien que se mariant très bien avec la patte graphique, alourdit l'expérience de jeu de façon assez hallucinante. Vous voyez la petite musique pendant les énigmes dans Layton? Et bien cela permet de justement retirer cette lourdeur incroyable. EN effet, juste une ambiance sonore donne l'impression que le temps avance plus vite. Là, pendant qu'on cherche, si on a le malheur de rester bloqué quelques minutes, on a l'impression qu'une éternité s'est écoulée. De plus, les morts sont assez punitives: le temps de respawn est long, et si on meurt vers la fin d'un puzzle, on doit le refaire dans son intégralité la plupart du temps. Et c'est toujours un processus frustrant, quel que soit le jeu... mais là, encore une fois, l'absence de musique et l'ambiance oppressante viennent totalement vous plomber le moral, vous retirer l'envie de vivre... ou du moins de jouer au jeu. Vraiment, il faut une patience monumentale, ce que peu de personnes ont. D'un point de vue artistique, le jeu est vraiment bon, je ne dis pas le contraire. Mais niveau expérience utilisateur... c'est vraiment très très moyen.Afficher plusAfficher moins
Une superbe histoire, une ambiance sonore et musicale qui vous plonge immédiatement dans le jeu. Une fois commencé vous ne pourrez plus vous arrêter avant de l'avoir fini et connaitre le dénouement. Un excellent jeu de plateformes et de réflexion dans un univers sombre et poétique à la fois. A ne manquer sous aucun prétexte !Afficher plusAfficher moins
J'avais beaucoup entendu parler de ce jeu en bien et en le découvrant je dois dire que je suis à moitié déçu. La direction artistique et l'ambiance sont là c'est de toute beauté, les énigmes sont variées parfois complexes ce qui est bien mais le reste.... Le scénario est inexistant, mais en soit c'est voulu, le jeu voulant surtout créer une ambiance. Cependant cela sera un défaut pour beaucoup. Le problème du jeu est surtout une difficulté mal dosée et crée par des choses tout simplement impensables. Certains passages demandent une certaine dextérité de base mais au nom de la difficulté on y ajoute un timing et une précision infernaux supplementaires.Ajouts largement dispensables pour que le jeu garde sa teneur et son challenge.Afficher plusAfficher moins
Un jeu de plates-formes et de réflexion qui se démarque par son atmosphère très sombre.Afficher plusAfficher moins
JEU D’OMBRE OU OMBRE D’UN JEU Afin de désocculter le système muséifié qui fait prévaloir ce qu’un jeu représente plus que ce qui le constitue, il est nécessaire de temps à autre de s’extraire des effluves de l’institution qui inonde quelque peu la ludovidéophilie mondiale. Limbo est statufié. Idéalisé par beaucoup comme une sortie révolutionnaire et pivot dans le domaine vidéoludique par son approche esthétique « funeste », il est le véritable chef de file d’un florilège de jeux indépendants venus enrichir les ludothèques. Il incarne avec adoubement de la profession et d’une grande partie du public l’effacement des mécaniques par l’esthétisme. Par l’édification d’une façade noble, face aux regards désapprobateurs, se cache le souhait d’offrir ainsi ses lettres de noblesse à un domaine en recherche de légitimation artistique. Limbo c’est l’aliénation par l’image. Le tout (voire le rien) pour la forme ! On troque le beau contre le bon. Vaste fumisterie que voici ! Idolâtre et béat, le public poursuit le chemin déblayé par les médias ventant alors l’originalité esthétique sans questionner la légitimité mécanique qui est pourtant la spécificité même du medium. Véritable dérive structurelle que voilà ! Le statut « indé » d’un jeu, à la fois vecteur « d’auteurisme » et compagnon de route de choix stylistiques, ne devrait pas être juger uniquement à l’aune de sa pâte mais de sa substance. Pour ma part, je ne vois cyniquement de l’esthétique austère de Limbo qu’une vitrine amère et malicieuse dont les fondations sont chancelantes et haillonneuses. En supposant jouer à un jeu ténébreux, je n’ai eu somme toute que les ténèbres d’un jeu… Un pas en avant au paradis, deux pas en arrière en enfer Le jeu vidéo ne peut faire l’économie du visible. C’est un fait, la jouabilité alliant principe de jeu et « plaisir » de jeu se doit de s’incarner dans un support. L’idée de faire de ce support une surface noble est honorable. Ainsi, je ne peux guère blâmer l’enrobage visuel de Limbo. Jeux d’ombres et de lumières, clair-obscur, nuances de gris, grain de pellicule, profondeur de champs courte sont autant d’outils pouvant délivrer une approche esthétique singulière. Limbo déplie devant nos yeux de véritables tableaux nocturnes. Vouloir faire entrer des bribes horrifiques dans un milieu enfantin est louables là où le consensuel rime souvent avec l’aseptisé. L’effort est méritoire. En cela, Limbo dispose d’une pâte reconnaissable face à ces milles et un jeux (notamment de plateforme) surplombant de couleurs. Mais que dessert-elle cette originalité esthétique ? On comprend aisément en l'absence totale de préambule que Limbo est moins porté sur son histoire ou sa narration que sur son ambiance. Ce postulat n’est pas forcément pour me déplaire. Avec l’absence de trame de fond, le joueur peut intellectualiser et s’approprier seul ce qui se passe, sans matraquage et surplus vocal. Le problème étant à mon sens qu’il ne se passe rien (ou presque). Le jeu est épuré, certes, mais minimalisme n’est pas simplisme (pour ne pas dire simpletisme). Tel est le paradoxe dont il convient de trier le bon grain de l’ivraie. C’est une expérience qui se veut purement sensitive dans laquelle je n’ai rien ressenti. Tout m’y est apparu comme artificiel. Là où certains voient de la poésie, je vois de la flagornerie. Les symboles utilisés sont hirsutes et les procédés utilisés d'une facilité navrante. Cette « invitation au voyage » aux confins de l’humain, « où la barbarie domine », n’est qu’une manière de jongler avec des symboles éculés. Comprenez, il parait que c’est de bonnes intentions dont l’enfer est pavé… Une disposition sans dispositif Après avoir dénué le jeu de sa surface attrayante au départ, il est nécessaire à présent de déceler les mécaniques de cette horlogerie laborieuse. Limbo est un jeu de plateforme / puzzle : qu’en est-il alors de ses phases de plateformes et de ses puzzles ? Parfois ingénieux, les puzzles ne sont jamais réellement complexes. Les énigmes de la forêt épousent d’ailleurs parfaitement le propos et l’ambiance initiale dans un premier temps, là où l’arrivée dans l’usine semble artificiellement intégrée… La mécanique sans la forme, triste constat pour un jeu soit disant intéressant sur le plan artistique. En effet, les éléments naturels du niveau en forêt, servant de base aux énigmes, trouvent sens dans leurs appropriations, même si elles sont parfois répétitives. Rien n’est laissé au hasard et tout semble, peu ou prou, pouvoir être utilisé pour la survie du personnage. L’usine est une abomination dans son déluges d’objets et de plateformes inutiles qui ne donnent nullement de la consistance au cadre qui les abrite. Les mécaniques ne sont alors plus dissimulées dans l’univers du jeu mais arborées fièrement. L’entreprise de démolition du joueur par le jeu devient alors flagrante, certains éléments étant placés uniquement dans le but de punir chaque « erreur » du joueur. C’est une véritable ode à la mort qui hache le déroulement de l’aventure, souffrant de ce fait de sérieux problème de rythme. Handicapé déjà d’une palette de mouvement très sommaire, d’une inertie pas toujours flatteuse et d’un manque de précision lors des sauts, le jeu s’offre en plus le luxe d’être longuet, poussif et répressif. La difficulté authentique d’un jeu consiste à présenter au joueur un défi équitablement établi et à avoir confiance en sa capacité à le surmonter, non en le traitant comme un animal de laboratoire et en le gratifiant d’une mort gratuite qu’il ne pouvait éviter. Malicieux, le jeu se fait passer alors pour plus compliqué qu’il ne l’est. Progression par l’échec ? Non, car la nature des morts du joueur est mainte fois injuste. Le joueur ignore toujours ce que l’on attend de lui avant de mourir. Demander de s’impliquer dans un jeu dont on ne comprend pas les règles relève un peu du masochisme. L’effet cumulatif de cette répétition de morts, ainsi que la frustration qui l’accompagne, fait que l’atmosphère de Limbo perd de sa valeur. A défaut d’être des instruments de peur et de tensions, les ombres et masses sombres deviennent de simples obstacles à l’avancé. Ça ne donne pas le sentiment alarmiste d’un danger constant mais d’une méchanceté constante. Il n’y a pas d’enseignement à tirer, aucun malaise ni appréhension car le dosage est bancal. Advienne que pourra, nous allons mourir, de ce fait nous en devenons immunisés. Le jeu sensé être le berceau de l’interactivité devient alors terreau de la passivité. L’abîme d’une œuvre abimée Ni enrôlé, ni enjôlé, la quasi-unanimité que reflète le jeu me laisse pantois. Ce qu’il a de monstrueux c’est qu’il est mortifère. Lorsque l’on y guette un soubresaut d’idée, c’est affligeant de faiblesse. Je suis las de ces jeux vidéo qui s’effilochent au-delà de leur englobante imagerie. A cor et à cri, on donne louange à des œuvres qui n’exploitent guère ou mal la spécificité de leur medium sous prétexte qu’elles flattent la rétine. Par instrumentalisation de la vision, on se focalise sur le proéminant en négligeant les détails. Cependant, ce sont ceux-là qui sont à même de révéler l’œuvre dans son ensemble. Si l’on prend le temps d’y jouer consciemment, on se rend compte que Limbo est assez pauvre ludiquement parlant. Longuet, poussif et maladroit : il n’est qu’une succession de beaux tableaux plus frustrants qu’intelligents. Agrémenté de ses puzzles très peu sophistiqués, sans densités, sans épaisseurs, sans substances bref sans matières ; Limbo montre la concomitance qu’il y a parfois entre la médiocrité fâcheuse et l’engouement phénoménale. Le studio « Playdead », responsable du jeu, porte plutôt bien son nom au final en signant un jeu où le principe même de jouer semble mort. Véritable fossoyeur, le jeu pousse sa petite bulle salutaire vers le fond. Celle-ci continue de tomber pour rejoindre les limbes vidéoludiques là où celle-ci trouve finalement bien sa place…Afficher plusAfficher moins
Source : avis originaux des utilisateurs Steam. Les votes utiles sont une archive, pas des données en direct. Dernière collecte : 15/08/2026.
